L'hôpital de Gonesse

L'Hotel Dieu fondé en 1208

La fondation de lʼhôtel-Dieu remonte au 26 septembre 1208. Robert, évêque de Bayeux confirme que Pierre de Theilley et sa femme Aveline de Saint Cyr ont donné des terres à Gonesse pour la construction du bâtiment.

Gonesse au XIIIe siècle: Au coeur du domaine capétien, Gonesse est prévôté et châtellenie royale. Cette époque est celle de la construction de lʼéglise Saint Pierre et de lʼéglise Saint Nicolas.

Le seigneur de Gonesse est Philippe Auguste depuis que son père lui a cédé ses terres.

Qui est Pierre de Theilley ? Issu de la petite aristocratie du Pays de France, il est prévôt de Paris en 1200. Proche du roi Philippe Auguste, il est, au moment de la conquête de la Normandie, nommé bailli de Caen où il reste en poste jusquʼen 1224.

Il termine probablement son existence chez les Templiers et son tombeau se trouvait encore dans lʼéglise des Jacobins au XVIII° siècle.

 

Quʼest-ce quʼun hôtel-Dieu ?

Il doit lʼhospitalité aux personnes pauvres ou malades, hommes, femmes, enfants ou vieillards.

On soigne en premier lieu les âmes en essayant de soulager les maux du corps.

Ainsi,les archives sont pratiquement muettes concernant les soins aux malades.

La charité envers les pauvres est lʼune des conditions posées par Gauthier de Gonesse en contrepartie dʼun don dʼune partie de ses terres en 1213 .

 

Le règlement de l'hôpital

Le règlement de 1369 rappelle que les voyageurs reçus à lʼHôtel Dieu doivent être munis dʼun morceau de pain afin de pouvoir continuer leur chemin.

Au Moyen-Age, à Gonesse, on compte une salle des malades divisée en deux, un dortoir pour les religieux, des cuisines, une cave et une chapelle.

A la veille de la Révolution, lʼhôtel- Dieu est lʼun des plus puissants propriétaires terriens de la région.

Lʼensemble des religieux qui y servent,abandonnent leurs biens au profit de celui-ci. Au XVIIIe s., les soeurs de la Charité de Saint Vincent de Paul administrent les soins aux malades et assurent aussi lʼécole pour les enfants.

 

Le bâtiment de 1841

Deuxième grande étape de lʼhistoire de lʼhôpital de Gonesse, le nouveau bâtiment et sa chapelle construits en 1841, sur lʼemplacement dʼune ferme appartenant à lʼhôtel-Dieu.

En 1839, le constat avait été fait de lʼétat de délabrement du bâtiment accueillant les malades.

Les besoins en termes de soins sont de plus en plus importants et les techniques médicales évoluent.

Le contexte historique au XIXe siècle : Même si le quartier général du duc de Wellington, allié des Prussiens en 1815 contre Napoléon, est installé à Gonesse et que la ville a connu aussi quelques pillages, il faut relativiser les conséquences des invasions prussiennes dans la commune.

Le patrimoine foncier de l'hospice est florissant et permet la construction de ce nouveau bâtiment, de son parc et de ses annexes.

N'oublions pas que le XIXe siècle est aussi marquée par l'arrivée du chemin de fer, ligne nord.

Un nouveau règlement pour un nouvel hôpital : L'Hôpital contient alors 22 indigents, malades ou blessés des deux sexes et 16 vieillards, incurables ou invalides des deux sexes.

Plusieurs métiers coexistent : un receveur, un économe, un chirurgien, des soeurs hospitalières et des infirmiers.

Le chirurgien visite les malades tous les matins, les soeurs hospitalières administrent les médicaments.

Le régime alimentaire des malades est composé de pain blanc, de vin, de viande de légumes de féculents et de laitages.

Une évolution permanente : durant tout le XIXe siècle divers bâtiments ont été construits répondant aux évolutions de l'hôpital.

On ajoute au fur et à mesure différents pavillons : en premier Claret, qui à l'époque s'appelle Saint Vincent, puis Destors qui est nommé "pavillon des pensionnaires", ensuite Brocquet qui semble être nommé Saint Pierre, enfin Lecoq Dumesnil et Laverne.

Le bâtiment Broquet est réservé à la chirurgie, Claret à la maternité, Destors à l'hospice des personnes âgées, le pavillon Lecoq Dumesnil, aux visites privées des docteurs.

L'acceuil des malades et visiteurs se fait dans l'un des pavillons d'entrée bordant le portail. Ils ne seront détruits qu'après 1975.

 

Le centre hospitalier de 1969

Face au risque de l'hôpital, le maire Emmanuel Rain réussit à obtenir son maintien mais aussi sa modernisation.

Le projet de M. Rabud, architecte, est réalisé sur un terrain privé, appartenant à Monsieur Proix.

Au début le centre hospitalier ne comporte que 660 lits et double sa capacité lors d'une seconde phase de travaux.

Le forte urbanisation du bassin résidentiel autour de Gonesse et dans Gonesse même a permis de faire accepter les travaux.

L'hôpital de 1841 était devenu vetuste et ne convenait plus ni aux critères d'acceuil (nombre de lits, nombre de personnes par salle...) ni aux critères des nouvelles technologies médicales.

Différentes unités sont construites entre 1969 et 2009 comme la maternité, le pavillon IMC ou les urgences médicales.

 

Le futur hôpital de 2014

Le projet se présente comme une résidence hospitalière située dans un parc. Le concept est de dissocier les fonctions et les circulations et de mettre l'accent sur la qualité de l'hébergement des malades.

Le livre L'hôpital de Gonesse huit siècles de patrimoine et d'histoire a été publié en 2009.

Contact

  • Hôpital de Gonesse

    25 rue Pierre de Theilley 95500 Gonesse

    Tél : 01 34 53 21 21

  • Service Archives et patrimoine

    4 Rue Saint-Nicolas 95500 Gonesse

    Tél : 01 34 45 97 57

  • Direction de la Solidarité et Santé - C.C.A.S.- Pôle Solidarité/Santé

    1 Avenue Pierre Salvi 95500 Gonesse

    Tél : 01 30 11 55 20

    Fax : 01 30 11 55 45